jeudi 14 décembre 2017
[On a vu] Shin Godzilla (Shin Gojira, Hideaki Anno et Shinji Higuchi, 2016, Japon)
Shin Godzilla (ou Godzilla resurgence)
Titre original : Shin Gojira
Réalisateur : Hideaki Anno et Shinji Higuchi
Année : 2016
Genre : Action/Aventure/Drame
Avec Hiroki Hasegawa, Yutaka Takenouchi, Satomi Ishihara...
Scénario : Hideaki Anno
Version anglaise : Sean Whitley
Producteur : Yoshihiro Satô, Masaya Shibusawa, Taichi Ueda et Kazutoshi Wadakura
Producteur principal : Minami Ichikawa
Line Producer : Kensei Mori
Producteur executif : Akihiro Yamauchi
Musique : Shiro Sagisu
Lumière : Kosuke Yamada
Montage : Hideaki Anno et Atsuki Sato
Origine : Japon
Durée : 2h00 (version vu 1h40)
Le Pitch : Un monstre apparaît dans la baie de Tokyo commençant à ravager peu à peu les installations. Une cellule de crise est mise en place afin de faire face à la menace de ce monstre géant qui évolue/mute à grande vitesse.
L'Avis : Dernier né (jusqu'au suivant) de la mythique saga des Godzilla (version japonaise), Shin Godzilla a la qualité d'être beaucoup plus proche des originaux que son cousin américain. Alors certes, cela parle beaucoup et une grande partie du film se passe au cours de réunions ou de conférence de presse.
La caméra est au plus près de ces longues phases de décisions en étant parfaitement dynamique. Mais on va pas se le cacher, nous ne sommes pas là pour assister à ça. Nous sommes là pour voir le "Dieu-lézard" en action. Et là, c'est un festival de latex... De sa première apparition, pupille complètement dilatée, tel un lézard rampant dans les rues de Tokyo (je passe clairement les longs moments d'attente où l'on ne voit que la queue du saurien) à son design finale, debout au milieu des rues. C'est lui, la star. Iconique en diable, Godzilla a de beau jour devant lui et mérité pleinement un film à la hauteur de ces ambitions où les acteurs ne lui feront pas d'ombres (coucou, le cousin américain).
Et puis quel studio peut se permettre le luxe de se moquer aussi ouvertement de son propre pays. (ainsi que des américains, mais cela c'est dans l'ADN du personnage).
Bref, un grand film.
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mercredi 13 décembre 2017
[Sur écoute] Enslaved - E
15ième ou 16ième album studio (si on compte la sortie de The Sleeping Gods - Thorn... en fait une compilation de 2 EP's) des norvégiens d'Enslaved. Alors quoi de neuf depuis In times, sorti en 2015? Un petit nouveau au clavier qui s'occupe aussi du chant clair.
La lettre "Ehwaz" (représenté par un M en runique... merci wikipedia) qui est arboré sur l'album, signifiant confiance/entraide (ou cheval... hein... cela m'aurait permis d'écrire plus facilement sur les longues ambiances du premier titre Storm Son mais passons) nous sommes sur des thèmes plus doux que le black métal viking habituel.... Avec un titre comme Feathers of Eolh qui délaisse un peu le growl pour un chant clair plutôt sympathique et tout en douceur et retenu (mais laissant par moment la violence débordée, on est pas chez mamie).
Et puis, cela va vous marquer mais il y a du saxophone sur la fin d'Hiindsiight, oui, cela m'a surpris aussi. C'était histoire de vous donner l'info.
Enslaved est toujours aussi bon et continue d'explorer des terres plus douces, moins rugueuses mais toujours aussi black.
Enslaved :
Grutle "Kjellson" Kjetil : Chant et basse
Ivar "Bjornson" Peersen : Guitare
Arve Isdal : Guitare
Cato Bekkevold : Batterie
Hakon Vinje : Clavier et chant
Tracklist :
1. Storm son (10:54)
2. The River's mouth (5:12)
3. Sacred horse (8:12)
4. Axis of the worlds (7:49)
5. Feathers of Eolh (8:06)
6. Hiindsiight (9:32)
7. Djupet (7:39)
8. What else is here (4:44)
Total : 1h02
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[Festival] PIFFF 2017 : Bilan
Petit bilan de cette manifestation parisienne et surtout le palmarès.
Malheureusement, je n'ai pu être présent (pour cause de maladie) pour cette dernière journée et surtout à la diffusion de Shin Godzilla... cela sera pour une autre fois.
Alors bilan, en ce qui concerne les courts-métrages :
- Scaramouche, Scaramouche d'Arthur Môlard (Œil d'or du court métrage français + Prix du jury)
- Spooked de Spook & Gloom (Prix Ciné+ frisson du court métrage français + Mention spéciale du jury)
- RIP de Caye Casas et Albert Pinto (Œil d'or du court métrage internationaux)
(à noter que ces derniers Caye Casas et Albert Pinto étaient dans ce cas rare où ils présentaient aussi un long métrage avec Matar a Dios... dont on vous parle ici.)
Et en ce qui concerne les longs-métrages... un seul gagnant :
- Tigers are not afraid d'Issa Lopez (Œil d'or du long métrage + Prix ciné+ frisson du long métrage)
Pas de grandes surprises, il faut dire que j'avais beaucoup aimé... vous pouvez le voir ici d'ailleurs.
Et il n'y a pas à dire on a hâte de revenir l'année prochaine. Cette édition ayant été globalement très bonne (même si le trop grand nombre de films japonais moyen nous a un peu échaudé au début.)
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dimanche 10 décembre 2017
[Festival] PIFFF 2017 (Jour 5) : Revenge + Matar a dios + Leatherface + Downrange
Cinquième et avant dernier jour du PIFFF. Il fait toujours froid dehors mais comme nous sommes à l'intérieur... cela n'a aucune importance. Au programme du jour : un pseudo rape and revenge français, une comédie noire et hérétique espagnole, la préquelle pas si raté d'un monstre du cinéma d'horreur et une Kitamura-serie.
Revenge (Coralie Fargeat - 2017 - France - Compétition)
Le Pitch : Après une soirée avec les amis de l'homme dont elle est la maîtresse, une femme se fait violer. Refusant de passer l'éponge, elle sera poussé du haut d'une falaise. Mais celle-ci survit...
L'Avis : Ne sachant pas trop sur quel pied danser, je vais vous donner mes impressions à chaud. Je ne peux ni descendre, ni encourager ce film. J'y ai vu un nombre incroyable d'erreur de montage ou de jeux mais je me suis tellement amusé. Bref, il est compliqué de se positionner. C'est un peu sûrement aussi le problème de la réalisatrice qui dit avoir voulu jouer avec les clichés mais son héroïne et le personnage principal masculin sont hyper-érotisé. Comme si, on prônait la libération de la femme en vendant des machines à laver "pour les femmes libres".
Reste que comme dit... je me suis beaucoup amusé. L'aspect cartoon de l'ensemble y est pour beaucoup ainsi qu'un sens de la couleur détonnant. Dommage, mais supportez quand même ce film.
Matar a dios (Caye Casas et Albert Pinto - 2017 - Espagne - Compétition)
Le Pitch : Au cours d'un repas de réveillon en famille, un homme s'incruste déclarant être Dieu. Il annonce aussi que c'est bientôt la fin du monde et qu'ils vont devoir choisir 2 survivants.
L'Avis : Film très bavard dont la fin nous a laissé sur notre faim (et encore, nous évoquons pas les bâillements). C'est dommage, l'interprétation de Emilio Gavira dans le rôle de... Dieu est épatante.
Leatherface (Alexandre Bustillo et Julien Maury - 2017 - USA - Hors compétition)
Le Pitch : Après un énième meurtre, la famille Sawyer voit ses enfants mis dans un institut spécialisé, 10 ans plus tard, quelques jeunes s'échappent dont celui qui deviendra Leatherface.
L'Avis : Pas aussi mauvais que le petit monde de l'internet ne le laisse croire. Leatherface est en l'état une sympathique série B. Alors certes, le studio a coupé une demi heure (qui sera disponible sur le VD/Blu-Ray en janvier) et les scènes qu'on a pu voir en bonus augure d'un autre film bien meilleur que celui officiellement diffusé mais... non, ce n'est pas mauvais.
Et puis il y a Stephen Dorff, signe que cela ne peux être mauvais.
Downrange (Ryûhei Kitamura - 2017 - USA - Séance interdite)
Le Pitch : Sur une route de campagne, une bande de jeune est pris pour cible par un sniper.
L'Avis : Kitamura a toujours été fan de ce qu'on appelle les high-concept. Des idées principales qui tiennent le film (comme le film/confrontation Aragami) sauf que là, on arrive au bout de l'idée. Entre des personnages un peu con-con, des incohérences en pagailles, du gore outrancier là aussi cartoonesque (mais moins bien géré que pour Revenge), difficile de sauver les meubles. Passons, cela fera un excellent film entre pote qu'on regardera mollement.
samedi 9 décembre 2017
[On a vu] On ne vit que deux fois (You only live twice, Lewis Gilbert, 1967, GB)
On ne vit que deux fois
Titre original : You only live twice
Réalisateur : Lewis Gilbert
Année : 1967
Genre : Action/Aventure/Thriller
Avec Sean Connery, Akiko Wakabayashi, Mie Hama....
Scénario : Roald Dahl
Addition au scénario : Harold Jack Bloom
Histoire : Geoffrey Jenkins
d'après le roman d'Ian Fleming
Producteur : Albert R. Broccoli et Harry Saltzman
Producteur associé : Stanley Sopel
Musique : John Barry
Lumière : Freddie Young
Montage : Thelma Connell
Origine : GB
Durée : 1h57
Le Pitch : James Bond s'allie a des agents secrets japonais pour contrer un magnat, Blofeld, (chef du SPECTRE) qui vole des navettes spatiales.
L'Avis : James Bond parcourant le monde, il est normal qu'un jour un de ces épisodes se déroulent au Japon. Ici, c'est donc l'exotisme du pays du soleil levant qui est hyper présent pour un James Bond commençant par la mort supposée de l'agent (non, je ne spoile rien, James Bond ne peux de toute façon pas mourir.)
Premier volet où le méchant principal est Blofeld, ce "On ne vit que deux fois" a été un peu tourné dans l'urgence. Le contrat de Sean Connery arrivant à expiration (le James Bond suivant sera Georges Lazenby... qui n'en fera qu'un et verra le retour de Sean Connery pour un autre... mais c'est une autre histoire). Le scénario est confié à Roald Dahl qui change énormément le roman original.
Petite chose qui aura son importance, le scénario prévoyait un château pour le camp de base final, n'ayant pas de château au Japon proche de la mer, c'est le cratère d'un volcan qui sera utilisé... comme quoi, cela ne tient à rien.
Et puis, il y a pour moi, le meilleur Blofeld possible en la personne de Donald Pleasence... si, monsieur.
Libellés :
action,
Akiko Wakabayashi,
aventure,
James Bond,
Lewis Gilbert,
Mie Hama,
on a vu,
Sean Connery,
thriller
[Sur écoute] Helloween - Pink bubbles go ape
Quatrième album des allemands d'Helloween qui marque le départ de Kai Hansen partit former Gamma Ray. On ne va pas s'apesantir sur les dissensions au sein du groupe (et des problèmes avec leur maison de disque Noise records).
Toujours est-il que le groupe cherche clairement ici à faire du single. La plus longue composition ici, ne fait que 6:18, et les titres sont tous autours des 3-4 minutes, ce qui pour Helloween donne des titres certes hyper catchy mais nous sommes loin des morceaux fleuves qui ont fait leurs gloires.
Mais la science de la composition de Kiske, Weitkath et du nouveau Grapow.... fais vraiment le taffe.
Pas grand chose à jeter dans cet album qui dispose de plusieurs titres qui font mouche (Kids of the Century par exemple).
Un excellent album de power metal.
Helloween :
Michael Kiske : Chants, guitare
Michael Weikath : Guitare
Roland Grapow : Guitare
Markus Grosskopf : Basse
Ingo Schwichtenberg : Batterie
Tracklist :
1. Pink Bubbles go ape (0:36)
2. Kids of the century (3:51)
3. Back on the streets (3:23)
4. Number one (5:13)
5. Heavy metal hamsters (3:28)
6. Goin' home (3:51)
7. Someone's crying (4:18)
8. Mankind (6:18)
9. I'm doin' fine, crazy man (3:39)
10. The Chance (3:47)
11. Your turn (5:38)
Libellés :
EMI,
Heavy metal,
Helloween,
Ingo Schwichtenberg,
Markus Grosskopf,
Michael Kiske,
Michael Weitkath,
Power metal,
Roland Grapow,
Sur écoute,
Victor Entertainment
[Festival] PIFFF 2017 (Jour 4) : Sicilian ghost story + Tragedy girls + Bodied
Quatrième jour de festival et étonnamment le niveau de qualité tend à s'améliorer de jour en jour. Au programme du jour, de l'amour adolescent, une critique des réseaux sociaux et un film sur le pouvoir des mots.
Sicilian ghost story (Fabio Grassadonia et Antonio Piazza - 2017 - Italie, France et Suisse - Compétition)
Le Pitch : Dans un petit village de Sicile Giuseppe disparaît, kidnappé par la mafia. Pendant ce temps Luna, une camarade de classe amoureuse, le cherche et se rebelle contre la société.
L'Avis : Petite déception pour un film plutôt long. Trop long. Beau certes mais dont le mélange réalisme-onirisme ne prend pas toujours. Dommage, l'actrice Julia Jedlikowska est vraiment sublime et est à suivre. Sinon, si vous voulez assister à un film sur les tourments d'une adolescente qui croit encore au retour de l'être aimé ce film est pour vous. (Même si, on peux le dire sans spolier... le fantôme du titre.... c'est un peu de la publicité mensongère).
Tragedy girls (Tyler MacIntyre - 2017 - USA - Compétition)
Le Pitch : Deux copines fascinés par la mort et la célébrité grâce aux réseaux sociaux, kidnapent un serial killer afin d'en savoir plus sur les méthodes pur mieux tuer.
L'Avis : Sympathique film à petit budget n'ayant pas de grandes prétentions, même si une critique des réseaux sociaux y est présente ainsi que sur la superficialité des jeunes d'aujourd'hui. Le film a le mérite d'avoir un rythme soutenu qui ne permet pas de s'ennuyer (même si le début du dernier tiers accuse une légère baisse de rythme).
En tout cas, on vous le recommande.
Bodied (Joseph Kahn - 2017 - USA - Hors compétition)
Le Pitch : Un jeune blanc faisant une thèse sur l'utilisation du mot nègre dans les rap-battles, se découvre des velléités à participer à ces compétitions. Sauf que la barrière des classes et des couleurs est toujours présentes.
L'Avis : Rare film parvenant à m'intéresser au rap. La structure est exemplaire et surtout les textes sont irréprochables (c'est d'ailleurs l'une des forces que ces séquences de joutes verbales). Le montage et la progression de la tension est elle aussi un modèle.
Bref, un excellent film (malheureusement hors compétition) que je vous conseille.
Libellés :
Antonio Piazza,
Fabio Grassadonia,
Festival,
Joseph Kahn,
Tyler MacIntyre
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