Petit bilan de cette manifestation parisienne et surtout le palmarès.
Malheureusement, je n'ai pu être présent (pour cause de maladie) pour cette dernière journée et surtout à la diffusion de Shin Godzilla... cela sera pour une autre fois.
Alors bilan, en ce qui concerne les courts-métrages :
- Scaramouche, Scaramouche d'Arthur Môlard (Œil d'or du court métrage français + Prix du jury)
- Spooked de Spook & Gloom (Prix Ciné+ frisson du court métrage français + Mention spéciale du jury)
- RIP de Caye Casas et Albert Pinto (Œil d'or du court métrage internationaux)
(à noter que ces derniers Caye Casas et Albert Pinto étaient dans ce cas rare où ils présentaient aussi un long métrage avec Matar a Dios... dont on vous parle ici.)
Et en ce qui concerne les longs-métrages... un seul gagnant :
- Tigers are not afraid d'Issa Lopez (Œil d'or du long métrage + Prix ciné+ frisson du long métrage)
Pas de grandes surprises, il faut dire que j'avais beaucoup aimé... vous pouvez le voir ici d'ailleurs.
Et il n'y a pas à dire on a hâte de revenir l'année prochaine. Cette édition ayant été globalement très bonne (même si le trop grand nombre de films japonais moyen nous a un peu échaudé au début.)
Cinquième et avant dernier jour du PIFFF. Il fait toujours froid dehors mais comme nous sommes à l'intérieur... cela n'a aucune importance. Au programme du jour : un pseudo rape and revenge français, une comédie noire et hérétique espagnole, la préquelle pas si raté d'un monstre du cinéma d'horreur et une Kitamura-serie.
Revenge (Coralie Fargeat - 2017 - France - Compétition)
Le Pitch : Après une soirée avec les amis de l'homme dont elle est la maîtresse, une femme se fait violer. Refusant de passer l'éponge, elle sera poussé du haut d'une falaise. Mais celle-ci survit...
L'Avis : Ne sachant pas trop sur quel pied danser, je vais vous donner mes impressions à chaud. Je ne peux ni descendre, ni encourager ce film. J'y ai vu un nombre incroyable d'erreur de montage ou de jeux mais je me suis tellement amusé. Bref, il est compliqué de se positionner. C'est un peu sûrement aussi le problème de la réalisatrice qui dit avoir voulu jouer avec les clichés mais son héroïne et le personnage principal masculin sont hyper-érotisé. Comme si, on prônait la libération de la femme en vendant des machines à laver "pour les femmes libres".
Reste que comme dit... je me suis beaucoup amusé. L'aspect cartoon de l'ensemble y est pour beaucoup ainsi qu'un sens de la couleur détonnant. Dommage, mais supportez quand même ce film.
Matar a dios (Caye Casas et Albert Pinto - 2017 - Espagne - Compétition)
Le Pitch : Au cours d'un repas de réveillon en famille, un homme s'incruste déclarant être Dieu. Il annonce aussi que c'est bientôt la fin du monde et qu'ils vont devoir choisir 2 survivants.
L'Avis : Film très bavard dont la fin nous a laissé sur notre faim (et encore, nous évoquons pas les bâillements). C'est dommage, l'interprétation de Emilio Gavira dans le rôle de... Dieu est épatante.
Leatherface (Alexandre Bustillo et Julien Maury - 2017 - USA - Hors compétition)
Le Pitch : Après un énième meurtre, la famille Sawyer voit ses enfants mis dans un institut spécialisé, 10 ans plus tard, quelques jeunes s'échappent dont celui qui deviendra Leatherface.
L'Avis : Pas aussi mauvais que le petit monde de l'internet ne le laisse croire. Leatherface est en l'état une sympathique série B. Alors certes, le studio a coupé une demi heure (qui sera disponible sur le VD/Blu-Ray en janvier) et les scènes qu'on a pu voir en bonus augure d'un autre film bien meilleur que celui officiellement diffusé mais... non, ce n'est pas mauvais.
Et puis il y a Stephen Dorff, signe que cela ne peux être mauvais.
Downrange (Ryûhei Kitamura - 2017 - USA - Séance interdite)
Le Pitch : Sur une route de campagne, une bande de jeune est pris pour cible par un sniper.
L'Avis : Kitamura a toujours été fan de ce qu'on appelle les high-concept. Des idées principales qui tiennent le film (comme le film/confrontation Aragami) sauf que là, on arrive au bout de l'idée. Entre des personnages un peu con-con, des incohérences en pagailles, du gore outrancier là aussi cartoonesque (mais moins bien géré que pour Revenge), difficile de sauver les meubles. Passons, cela fera un excellent film entre pote qu'on regardera mollement.
Quatrième jour de festival et étonnamment le niveau de qualité tend à s'améliorer de jour en jour. Au programme du jour, de l'amour adolescent, une critique des réseaux sociaux et un film sur le pouvoir des mots.
Sicilian ghost story (Fabio Grassadonia et Antonio Piazza - 2017 - Italie, France et Suisse - Compétition)
Le Pitch : Dans un petit village de Sicile Giuseppe disparaît, kidnappé par la mafia. Pendant ce temps Luna, une camarade de classe amoureuse, le cherche et se rebelle contre la société.
L'Avis : Petite déception pour un film plutôt long. Trop long. Beau certes mais dont le mélange réalisme-onirisme ne prend pas toujours. Dommage, l'actrice Julia Jedlikowska est vraiment sublime et est à suivre. Sinon, si vous voulez assister à un film sur les tourments d'une adolescente qui croit encore au retour de l'être aimé ce film est pour vous. (Même si, on peux le dire sans spolier... le fantôme du titre.... c'est un peu de la publicité mensongère).
Tragedy girls (Tyler MacIntyre - 2017 - USA - Compétition)
Le Pitch : Deux copines fascinés par la mort et la célébrité grâce aux réseaux sociaux, kidnapent un serial killer afin d'en savoir plus sur les méthodes pur mieux tuer.
L'Avis : Sympathique film à petit budget n'ayant pas de grandes prétentions, même si une critique des réseaux sociaux y est présente ainsi que sur la superficialité des jeunes d'aujourd'hui. Le film a le mérite d'avoir un rythme soutenu qui ne permet pas de s'ennuyer (même si le début du dernier tiers accuse une légère baisse de rythme).
En tout cas, on vous le recommande.
Bodied (Joseph Kahn - 2017 - USA - Hors compétition)
Le Pitch : Un jeune blanc faisant une thèse sur l'utilisation du mot nègre dans les rap-battles, se découvre des velléités à participer à ces compétitions. Sauf que la barrière des classes et des couleurs est toujours présentes.
L'Avis : Rare film parvenant à m'intéresser au rap. La structure est exemplaire et surtout les textes sont irréprochables (c'est d'ailleurs l'une des forces que ces séquences de joutes verbales). Le montage et la progression de la tension est elle aussi un modèle.
Bref, un excellent film (malheureusement hors compétition) que je vous conseille.
Grosse journée que cette troisième journée. Pas de séances cultes, donc 4 films à se mettre sous la dent. (Cela sera la même samedi). Au programme donc de ce qui est à ce jour la meilleur journée : un thriller féministe, une allégorie sur l'enfance et la mafia mexicaine, un tueur dans le milieu du music hall du vieux Londres et une adaptation de manga à la Miike.
68 Kill (Trent Haaga - 2017 - USA - Compétition)
Le Pitch : Un homme qui ne sait pas dire non aux femmes se retrouvent mêlé à un cambriolage qui tourne mal. Mais lorsqu'il découvre que sa compagne est une folle furieuse....
L'Avis : Petit film à tiroir sympathique sans temps mort. 68 kill dont le réalisateur n'est autre que le scénariste de Cheap thrills, déjà diffusé au cours d'un précédent PIFFF. Ici, toutes les femmes sont vénales et tous les hommes sont des porcs. Le moteur de l'histoire ne viendra que de la gente féminine tandis que les hommes subissent les aléas et les envies de ces dernières. En tout cas, il n'y a personne à sauver dans cette histoire.
Nous avons beaucoup aimé en tout cas.
Tigers are not afraid (Vuelven - Issa Lopez - 2017 - Mexique - Compétition)
Le Pitch : Après la mort de sa mère, Estrella, une jeune fille de Mexico, entre dans un gang de jeunes garçons. Pendant ce temps, le fantôme de sa mère réclame vengeance du truand local qui l'a assassiné.
L'Avis : Grosse claque comme on les aime. Tigers are not afraid est un modèle de film fantastique sachant mâtiné son propos social d'une dose de fantastique faisant sens. Ici, nous suivons donc le quotidien mouvementé d'une bande fuyant la mafia local. Et le métrage se paye même le luxe de malmener très fortement (voir léthalement) des enfants.
Une pépite.
Golem, le tueur de Londres (The Limehouse Golem - Juan Carlos Medina - 2016 - GB - Compétition)
Le Pitch : Un tueur sévit dans le quartier de Limehouse à Londres. Pendant qu'un inspecteur reprend l'enquête son principal suspect est empoisonné par sa femme. Il va tout faire pour prouver la culpabilité du mort.
L'Avis : Meilleur film du jour (et pour le moment de cette édition). Golem est digne des grands films de la Hammer. De la reconstitution du Londres de l'époque à un Bill Nighy magnifique en passant par la magnifique Olivia Cooke (qui capte toute l'attention et qu'il faudra suivre) bref tout est au diapason pour un film que mérite mieux que la sortie VOD qui lui est promis.
Jojo's bizarre adventure : Diamond is unbreakable - Chapter 1 (JoJo no kimyô na bôken : Daiyamondo wa kudakenai : Dai-isshô - Takashi Miike - 2017 - Japon - Hors compétition)
Le Pitch : Certaines personnes (dont Jojo) sont capables de projeter un stand... sorte de représentation d'eux-même aux particularités uniques. Sauf que des meurtres sont commis, il semblerait que l'un de ces individus l'utilisent pour faire le mal.
L'Avis : Film foutraque comme Takashi Miike sait si bien le faire. Pas grand chose à se mettre sous la dent, même si le rendu télévisuel peux en décourager plus d'un. En tout cas, le film est tout de même plus plaisant que Blade of the immortal diffusé en jours 1.
Après.... bah c'est du gloubi boulga. C'est lourd mais comme on ne s'ennuie pas sur deux heures, le pari est plutôt bien tenu.
Deuxième jour pour le festival parisien du film fantastique international : le FPFFI (ou un truc comme ça). Au menu du jour, un film indie rigolo, un film de petit-malin et une mauvaise adaptation de manga.
Dave made a maze (Bill Waterson - 2017 - USA - Compétition)
Le Pitch : Dave a construit un labyrinthe dans son salon. Sauf qu'il ne parvient pas à en trouver la sortie et que celui-ci est plus grnd à l'intérieur qu'à l'extérieur, et qu'il a maintenant sa volonté propre.
L'Avis : Brillant, innovant. Le meilleur film du jour. Si Bill Waterson en tant qu'acteur n'a pas fait des merveilles (des petits rôles dans Jersey Boys et Ouija), il se rattrape en tant que réalisateur dans cette fantaisie qui nous fait parfois penser à du Gondry (mais un Gondry un peu plus méchant).
Ici, on aime beaucoup. Et puis l'actrice Meera Rohit Kumbhani (qui incarne le rôle principale plus que l'interprète de Dave) va sûrement aller loin. (j'en mets ma main a coupé).
The Endless (Justin Benson et Aaron Moorhead - 2017 - USA - Compétition)
Le Pitch : Deux frères reviennent sur les lieux d'une secte qu'ils ont fuit étant jeunes. Sauf que le problème est peut-être ailleurs.
L'Avis : Film de petit malin. Dont on ne sait trop si il faut aimer ou détester (un peu comme le précédent long des deux réalisateurs, Spring). Dans le registre des pour : une belle mise en image, deux-trois idées sympathiques et un bon rythme. Dans le registre des contre : un cul entre deux-chaises entre le film de SF et le film de monstre, une volonté de trop expliquer et la mégalomanie des deux réalisateurs s'octroyant les deux rôles principaux. (qu'ils parviennent à faire vivre très bien d'ailleurs).
Bref, on ne sait pas....
Le Pitch : Après un accident, un jeune homme découvre être un Ajin, un humain capable de se régénérer et de projeter un Ghost à l'extérieur de son corps.
L'Avis : Ne connaissant pas le manga original, je ne peux juger de la justesse de l'adaptation mais en l'état. C'est un beau et grand "non". Si l'intro est pas si mal, le reste tombe dans une indigence crasse. C'est simple, niveau effet spéciaux on a l'impression de voir un des films Death note. Puis on ne comprends pas cette attitude de vouloir à tout prix faire des gunfights avec des individus increvables (et ce n'est pas une figure de style, c'est littéralement le cas).
C'est moche, mal branlé, avec une musique qui vous vrille les tampons. Non, c'est non.
Déjà arrivé à sa septième édition, le PIFFF (Paris International Fantastic Film Festival), s'ouvre en grande pompe dans un Max Linder complet. Des spectateurs ayant même été refoulé à l'entrée... Par chance, nous n'en faisons pas partie.
On passera sur les commentaires habituelles des organisateurs qui nous indiquent que nous allons assister à la meilleure édition du festival. Passage obligé certes.... mais pas forcément nécessaires, surtout que la première séance a pris du retard.
Au programme du jour : un court-métrage d'ouverture provenant de la team French Nerd, un film de fantôme à la Malick et un Miike à la Miike.
La fille accordéon (Anaïs Vachez - 2017 - France - Court métrage d'ouverture)
Le Pitch : Une jeune fille au corps d'accordéon décide de s'échapper de la demeure dont elle est retenue.
L'Avis : Court métrage très court (Nous sommes sur une durée de 4 minutes), à la recherche graphique certaines. Anaïs Vachez met en image l'un de ces contes (lisible sur le site des Contes de Nina). C'est beau, poétique et percutant. Parfaite petite mise en bouche pour commencer le festival. Peut-être un goût de trop peu. (Surtout que cela va être le meilleur film de la journée.)
A Ghost Story (David Lowery - 2017 - USA - Film d'ouverture)
Le Pitch : Suite à un accident de voiture, un homme revient sous la forme d'un fantôme. Il va suivre l'évolution de sa compagne ainsi que le devenir de la maison qu'il hante.
L'Avis : Film événement. En effet, David Lowery était tellement attendu depuis son carton mondial du remake de "Peter et Elliot le dragon"... ah en fait, non. C'est dommage parce que ce monsieur a pourtant des arguments, un sens du cadrage certains. Mais en voulant faire de Ghost story, un film contemplatif, clive. (Par exemple : une séquence de tarte beaucoup trop longue). Le film est bon, et il n'y a que très peu de chose à dire. Peut-être une première heure qui a du mal à démarrer, suivi d'une deuxième un peu chiante pour finir sur une troisième particulièrement bonne (pas mal pour un film d'1h30).
Dommage, il y a plusieurs pistes intéressantes qui ne sont abordés que dans le dernier tiers (le rapport à la terre, la société de consommation....), bref, je réveille mon voisin et je vais attendre un peu avant de me décider sur ce film.
Blade of the immortal (Mugen no jûnin - Takashi Miike - Japon/GB - Hors compétition)
Le Pitch : Un ancien samouraï, immortel suite à un don d'une vieille femme, devient le garde du corps d'une jeune fille qui cherche à venger la mort de son père, tué par un chef de clan voulant prouvé la suprématie de son art sur les autres écoles de combats.
L'Avis : Si je vous dis que Miike fait du Miike. Que le film est souvent trop long, qu'il y a de temps en temps des idées gores sympathiques mais que sur la fin ça lasse. On t'aime Miike d'un amour sincère mais parfois, on aimerais que tu arrêtes de faire du gloubi boulga.
Miike est généreux, c'est sa plus grande qualité et son pire défaut.
C'est donc au 5 Caumartin près de St Lazare qu'eut lieu la deuxième édition du Sadique Master Festival. Et tout de suite, nous sommes surpris qu'un festival dont c'est seulement la seconde édition réussisse à fédérer autant de monde. Et un festival de films extrêmes qui plus est.
Vendredi 11 mars.
Après la découverte du stand de nos amis d'Oh my gore, toujours aussi bien achalandé nous prenons notre première claque avec Gutsforladt, véritable film social sur la famille et l'inceste. Tiens prenez-ça les frères Dardennes. C'est avec une certaine justesse que ce premier film remportera aussi le prix du jury malgré quelques petits problèmes sonores au cours de la projection.
La deuxième bombe est signé Jimmy ScreamerClauz et est intitulé When Black birds fly... et c'était peu dire que nous avions peur du résultat final. Les premières images nous laissaient penser à une animatique encarta 95 fait sur le PC de mon grand-père mais les idées visuelles et surtout le scénario à tiroir en a bluffé plus d'un.
Samedi 12 mars.
C'est en ayant tenté de bien se reposer que l'on s'est attaqué à une nuit pour le moins plus contrasté. Le stand d'Uncut movies nous a fait perdre nos derniers biftons (mais c'est pour une rareté expliquerais-je le lendemain) et la nuit commence avec ma déception du festival. En effet, le film Atroz, n'a d'Atroz que la nom et enquille les facilités filmiques pour faire croire qu'il en a dans le ventre. Las, il remportera le prix du public (que nous ne comprenons que difficilement). Le film suivant Ana a été lui beaucoup plus intéressant. Un peu trop expérimental au goût de certains spectateurs mais diablement plus travaillé. La troisième douceur de la nuit fut Tokyo grand guignol. A ce stade,les paupières furent lourdes et c'est à regret que Morphée nous pris quelques instants ne nous permettant pas d'avoir les idées précises sur 2 des 4 sketchs de cette anthologie mais ce que l'on a pu en retirer était suffisamment attrayant pour nous donner envie d'y replonger à un meilleur moment. La dernière caresse de la nuit fut pour House of whores 2 : The Second cumming, un agrégat potache de scénettes d'un gout douteux, avec des gros morceaux de remplissages dedans. Un court-métrage aurait été plus approprié pour ce semblant d'émission singeant pauvrement la télé-réalité. C'est vers 07h30 du matin qu'il est temps de regagner son chez soi.
Dimanche 13 mars.
Dernier jour, les longs-métrages ne sont plus à l'honneur. Reste une journée consacrée à ce format légèrement bâtard qu'est le moyen métrage (entre 30 min et 1h... trop long pour être vraiment considéré comme un court, trop court pour être considéré comme un long). Après une remise des prix dont le jury a vanté les qualités et la difficulté de faire un choix parmi des œuvres disparates (si je suis en accord avec le jury, le choix d'Atroz comme prix du public... non, là, franchement...), on entame le programme moyen avec Born for pain où on retrouve avec émotion dans un plan trop court Emmanuelle Escourrou, actrice principale de Baby blood LE film gore français qu'il faut avoir vu. Après un rythme plutôt lent, Born from pain deviens vraiment intéressant dans sa seconde partie avec la chronique d'une grande enfant vivant par la télé. Bluffant. Le second moyen-métrage est d'un autre niveau... Un ciel bleu presque parfait est de loin ce que le cinéma français peut produire de mieux. Petit bijoux de poésie et de noirceur contant l'histoire d'un homme responsable de l'infirmité de sa sœur et s'en occupant depuis son enfance tout en sombrant peu à peu dans la folie (il est persuadé d'être contacté par les extra-terrestres.)
Bref, le Sadique Master Festival on y reviendra. :)