samedi 9 décembre 2017

[Festival] PIFFF 2017 (Jour 4) : Sicilian ghost story + Tragedy girls + Bodied


Quatrième jour de festival et étonnamment le niveau de qualité tend à s'améliorer de jour en jour. Au programme du jour, de l'amour adolescent, une critique des réseaux sociaux et un film sur le pouvoir des mots.


Sicilian ghost story (Fabio Grassadonia et Antonio Piazza - 2017 - Italie, France et Suisse - Compétition)


Le Pitch : Dans un petit village de Sicile Giuseppe disparaît, kidnappé par la mafia. Pendant ce temps Luna, une camarade de classe amoureuse, le cherche et se rebelle contre la société.


L'Avis : Petite déception pour un film plutôt long. Trop long. Beau certes mais dont le mélange réalisme-onirisme ne prend pas toujours. Dommage, l'actrice Julia Jedlikowska est vraiment sublime et est à suivre. Sinon, si vous voulez assister à un film sur les tourments d'une adolescente qui croit encore au retour de l'être aimé ce film est pour vous. (Même si, on peux le dire sans spolier... le fantôme du titre.... c'est un peu de la publicité mensongère).


Tragedy girls (Tyler MacIntyre - 2017 - USA - Compétition)


Le Pitch : Deux copines fascinés par la mort et la célébrité grâce aux réseaux sociaux, kidnapent un serial killer afin d'en savoir plus sur les méthodes pur mieux tuer.


L'Avis : Sympathique film à petit budget n'ayant pas de grandes prétentions, même si une critique des réseaux sociaux y est présente ainsi que sur la superficialité des jeunes d'aujourd'hui. Le film a le mérite d'avoir un rythme soutenu qui ne permet pas de s'ennuyer (même si le début du dernier tiers accuse une légère baisse de rythme).
En tout cas, on vous le recommande.


Bodied (Joseph Kahn - 2017 - USA - Hors compétition)


Le Pitch : Un jeune blanc faisant une thèse sur l'utilisation du mot nègre dans les rap-battles, se découvre des velléités à participer à ces compétitions. Sauf que la barrière des classes et des couleurs est toujours présentes.


L'Avis : Rare film parvenant à m'intéresser au rap. La structure est exemplaire et surtout les textes sont irréprochables (c'est d'ailleurs l'une des forces que ces séquences de joutes verbales). Le montage et la progression de la tension est elle aussi un modèle.
Bref, un excellent film (malheureusement hors compétition) que je vous conseille.

vendredi 8 décembre 2017

[On a vu] Opération tonnerre (Thunderball, Terence Young, 1965, GB/USA)

Opération tonnerre
Titre original : Thunderball
Réalisateur : Terence Young
Année : 1965
Genre : Action/Aventure/Thriller
Avec Sean Connery, Claudine Auger, Adolfo Celi...
Scénario : Richard Maibaum et John Hopkins
Scénario original : Jack Whittingham
Histoire originale : Kevin McClory, Jack Whittingham et Ian Fleming
Producteur : Kevin McClory, Albert R. Broccoli et Harry Saltzman
Producteur associé : Stanley Sopel
Musique : John Barry
Lumière : Ted Moore
Montage : Ernest Hosler
Origine : GB/USA
Durée : 2h10


Le Pitch : Un membre du spectre, Emilio Largo, a volé deux têtes nucléaires. James Bond va devoir le retrouver aux Bahamas.


L'Avis : Peut-être l'un des plus faible des James Bond (il bénéficiera d'ailleurs d'un vrai/faux remake avec Jamais plus jamais, avec un Sean Connery vieillissant dont les bénéfices iront à un organisme de charité).
Ici, le méchant est campé par Adolfo Celi, grande figure de méchant italien. Peu de chose à redire sur un James Bond mineur (n'en déplaise à certains). C'est à partir de celui-là que la Bond-mania et sa profusion de gadget a commencé à déferler.
Mais il y a la française Claudine Auger et des prises de vues sous-marine qui sauvent le film de la noyade.

[Festival] PIFFF 2017 (Jour 3) : 68 Kill + Tigers are not afraid + Golem, le tueur de Londres + Jojo's bizarre adventure: Diamond is unbreakable - Chapter 1


Grosse journée que cette troisième journée. Pas de séances cultes, donc 4 films à se mettre sous la dent. (Cela sera la même samedi). Au programme donc de ce qui est à ce jour la meilleur journée : un thriller féministe, une allégorie sur l'enfance et la mafia mexicaine, un tueur dans le milieu du music hall du vieux Londres et une adaptation de manga à la Miike.


68 Kill (Trent Haaga - 2017 - USA - Compétition)


Le Pitch : Un homme qui ne sait pas dire non aux femmes se retrouvent mêlé à un cambriolage qui tourne mal. Mais lorsqu'il découvre que sa compagne est une folle furieuse....


L'Avis : Petit film à tiroir sympathique sans temps mort. 68 kill dont le réalisateur n'est autre que le scénariste de Cheap thrills, déjà diffusé au cours d'un précédent PIFFF. Ici, toutes les femmes sont vénales et tous les hommes sont des porcs. Le moteur de l'histoire ne viendra que de la gente féminine tandis que les hommes subissent les aléas et les envies de ces dernières. En tout cas, il n'y a personne à sauver dans cette histoire.
Nous avons beaucoup aimé en tout cas.


Tigers are not afraid (Vuelven - Issa Lopez - 2017 - Mexique - Compétition)


Le Pitch : Après la mort de sa mère, Estrella, une jeune fille de Mexico, entre dans un gang de jeunes garçons. Pendant ce temps, le fantôme de sa mère réclame vengeance du truand local qui l'a assassiné.


L'Avis : Grosse claque comme on les aime. Tigers are not afraid est un modèle de film fantastique sachant mâtiné son propos social d'une dose de fantastique faisant sens. Ici, nous suivons donc le quotidien mouvementé d'une bande fuyant la mafia local. Et le métrage se paye même le luxe de malmener très fortement (voir léthalement) des enfants.
Une pépite.


Golem, le tueur de Londres (The Limehouse Golem - Juan Carlos Medina - 2016 - GB - Compétition)


Le Pitch : Un tueur sévit dans le quartier de Limehouse à Londres. Pendant qu'un inspecteur reprend l'enquête son principal suspect est empoisonné par sa femme. Il va tout faire pour prouver la culpabilité du mort.


L'Avis : Meilleur film du jour (et pour le moment de cette édition). Golem est digne des grands films de la Hammer. De la reconstitution du Londres de l'époque à un Bill Nighy magnifique en passant par la magnifique Olivia Cooke (qui capte toute l'attention et qu'il faudra suivre) bref tout est au diapason pour un film que mérite mieux que la sortie VOD qui lui est promis.


Jojo's bizarre adventure : Diamond is unbreakable - Chapter 1 (JoJo no kimyô na bôken : Daiyamondo wa kudakenai : Dai-isshô - Takashi Miike - 2017 - Japon - Hors compétition)


Le Pitch : Certaines personnes (dont Jojo) sont capables de projeter un stand... sorte de représentation d'eux-même aux particularités uniques. Sauf que des meurtres sont commis, il semblerait que l'un de ces individus l'utilisent pour faire le mal.


L'Avis : Film foutraque comme Takashi Miike sait si bien le faire. Pas grand chose à se mettre sous la dent, même si le rendu télévisuel peux en décourager plus d'un. En tout cas, le film est tout de même plus plaisant que Blade of the immortal diffusé en jours 1.
Après.... bah c'est du gloubi boulga. C'est lourd mais comme on ne s'ennuie pas sur deux heures, le pari est plutôt bien tenu.

jeudi 7 décembre 2017

[Event] Kill the Kult - Sac à sapin (Mardi 19 décembre à 20h30)


Oyé amis du Kult,
il y a comme un évènement qui se profile à l'horizon en cette fin d'année. Quelque chose avant la grande murge du 31 décembre. (oui, on est honnête), et devant la prolifération de couleur rouge et de sapin (???!!!????) on a décidé de se mettre aux couleurs de l'évènement. On cherche encore ce qu'il va se passer mais promis on a été (presque) sage.

Pour ceux qui débarque, Kill the Kult est un quizz ciné (oui, c'est pas un blind-test puisqu'on a le son et l'image) et nous sommes présents tout les 15 jours (sauf cas contraire) à l'Octopussy pour vous faire partager notre amour de la péloche. (Et puis, comme c'est un jeu et qu'on fait gagner une bouteille de champagne....)

On a hâte de vous retrouver mardi 19 décembre pour une édition encore une fois immanquable.

On a hâte,
Kultement votre,
Matthieu


Octopussy Bar
22 rue de la Jonquière
75017 PARIS

Métro : Guy Moquet

[Festival] PIFFF 2017 (Jour 2) : Dave made a maze + The Endless + Ajin : Demi-human

 
Deuxième jour pour le festival parisien du film fantastique international : le FPFFI (ou un truc comme ça). Au menu du jour, un film indie rigolo, un film de petit-malin et une mauvaise adaptation de manga.


Dave made a maze (Bill Waterson - 2017 - USA - Compétition)

 
Le Pitch : Dave a construit un labyrinthe dans son salon. Sauf qu'il ne parvient pas à en trouver la sortie et que celui-ci est plus grnd à l'intérieur qu'à l'extérieur, et qu'il a maintenant sa volonté propre.



L'Avis : Brillant, innovant. Le meilleur film du jour. Si Bill Waterson en tant qu'acteur n'a pas fait des merveilles (des petits rôles dans Jersey Boys et Ouija), il se rattrape en tant que réalisateur dans cette fantaisie qui nous fait parfois penser à du Gondry (mais un Gondry un peu plus méchant).
Ici, on aime beaucoup. Et puis l'actrice Meera Rohit Kumbhani (qui incarne le rôle principale plus que l'interprète de Dave) va sûrement aller loin. (j'en mets ma main a coupé).


The Endless (Justin Benson et Aaron Moorhead - 2017 - USA - Compétition)


Le Pitch : Deux frères reviennent sur les lieux d'une secte qu'ils ont fuit étant jeunes. Sauf que le problème est peut-être ailleurs.


L'Avis : Film de petit malin. Dont on ne sait trop si il faut aimer ou détester (un peu comme le précédent long des deux réalisateurs, Spring). Dans le registre des pour : une belle mise en image, deux-trois idées sympathiques et un bon rythme. Dans le registre des contre : un cul entre deux-chaises entre le film de SF et le film de monstre, une volonté de trop expliquer et la mégalomanie des deux réalisateurs s'octroyant les deux rôles principaux. (qu'ils parviennent à faire vivre très bien d'ailleurs).
Bref, on ne sait pas....


Ajin : Demi-human (Ajin - Katsuyuki Motohiro - 2017 - Japon - Compétition)


Le Pitch : Après un accident, un jeune homme découvre être un Ajin, un humain capable de se régénérer et de projeter un Ghost à l'extérieur de son corps.


L'Avis : Ne connaissant pas le manga original, je ne peux juger de la justesse de l'adaptation mais en l'état. C'est un beau et grand "non". Si l'intro est pas si mal, le reste tombe dans une indigence crasse. C'est simple, niveau effet spéciaux on a l'impression de voir un des films Death note. Puis on ne comprends pas cette attitude de vouloir à tout prix faire des gunfights avec des individus increvables (et ce n'est pas une figure de style, c'est littéralement le cas).
C'est moche, mal branlé, avec une musique qui vous vrille les tampons. Non, c'est non.

mercredi 6 décembre 2017

[Festival] PIFFF 2017 (Jour 1) : A Ghost story + Blade of the immortal


Déjà arrivé à sa septième édition, le PIFFF (Paris International Fantastic Film Festival), s'ouvre en grande pompe dans un Max Linder complet. Des spectateurs ayant même été refoulé à l'entrée... Par chance, nous n'en faisons pas partie.
On passera sur les commentaires habituelles des organisateurs qui nous indiquent que nous allons assister à la meilleure édition du festival. Passage obligé certes.... mais pas forcément nécessaires, surtout que la première séance a pris du retard.
Au programme du jour : un court-métrage d'ouverture provenant de la team French Nerd, un film de fantôme à la Malick et un Miike à la Miike.


La fille accordéon (Anaïs Vachez - 2017 - France - Court métrage d'ouverture)


Le Pitch : Une jeune fille au corps d'accordéon décide de s'échapper de la demeure dont elle est retenue.

L'Avis : Court métrage très court (Nous sommes sur une durée de 4 minutes), à la recherche graphique certaines. Anaïs Vachez met en image l'un de ces contes (lisible sur le site des Contes de Nina). C'est beau, poétique et percutant. Parfaite petite mise en bouche pour commencer le festival. Peut-être un goût de trop peu. (Surtout que cela va être le meilleur film de la journée.)


A Ghost Story (David Lowery - 2017 - USA - Film d'ouverture)


Le Pitch : Suite à un accident de voiture, un homme revient sous la forme d'un fantôme. Il va suivre l'évolution de sa compagne ainsi que le devenir de la maison qu'il hante.



L'Avis : Film événement. En effet, David Lowery était tellement attendu depuis son carton mondial du remake de "Peter et Elliot le dragon"... ah en fait, non. C'est dommage parce que ce monsieur a pourtant des arguments, un sens du cadrage certains. Mais en voulant faire de Ghost story, un film contemplatif, clive. (Par exemple : une séquence de tarte beaucoup trop longue). Le film est bon, et il n'y a que très peu de chose à dire. Peut-être une première heure qui a du mal à démarrer, suivi d'une deuxième un peu chiante pour finir sur une troisième particulièrement bonne (pas mal pour un film d'1h30).
Dommage, il y a plusieurs pistes intéressantes qui ne sont abordés que dans le dernier tiers (le rapport à la terre, la société de consommation....), bref, je réveille mon voisin et je vais attendre un peu avant de me décider sur ce film.


Blade of the immortal (Mugen no jûnin - Takashi Miike - Japon/GB - Hors compétition)


Le Pitch : Un ancien samouraï, immortel suite à un don d'une vieille femme, devient le garde du corps d'une jeune fille qui cherche à venger la mort de son père, tué par un chef de clan voulant prouvé la suprématie de son art sur les autres écoles de combats.


L'Avis : Si je vous dis que Miike fait du Miike. Que le film est souvent trop long, qu'il y a de temps en temps des idées gores sympathiques mais que sur la fin ça lasse. On t'aime Miike d'un amour sincère mais parfois, on aimerais que tu arrêtes de faire du gloubi boulga.
Miike est généreux, c'est sa plus grande qualité et son pire défaut.

lundi 4 décembre 2017

[Concert] Alice Cooper + Republica (Salle Pleyel, 03/12/2017)



Les concerts d'Alice Cooper sont toujours un évènement et c'est donc plusieurs mois à l'avance que ce concert était annoncé comme complet.
C'est d'abord les brésiliens de Republica qui ouvre la danse pour un petit set d'une demi-heure que l'on ne voit pas passer. Le public est mou mais le groupe fait son possible et ça marche plutôt bien. Il faut dire qu'ils viennent spécialement du Brésil pour accompagner le Coop' et sont là pour promouvoir leur nouvel album "Brutal and beautiful".
Après les 20 minutes d'entractes (en réalité une demi-heure, on nous la fait pas à nous), la voix off de "Spend the night" se fait entendre. La pression monte et c'est sur Brutal planet que le vrai concert commence. On ne va pas détailler chaque titre un à un, tous ayant une scénographie formidable (même si cela devient de plus en plus fou plus on avance dans le concert.)
De la table de Frankenstein pour "Feed my Frankenstein" laissant apparaitre un Alice Cooper en monstre de 3 mètres à sa décapitation sur scène à la fin de la ballade de Dwight Fry aucun effet ne nous sera épargner. Une mention spéciale aux danseuses/infirmières sadiques qui parsèment cette seconde partie de concert contribuant à une atmosphère "autre".
Et puis aussi mentionnons aussi Nita Strauss qui parvient à captiver toute la salle avec un solo dingue de plusieurs minutes. Preuve que le Coop' sait choisir ces musiciens.
Bref, on en a eu plein les yeux, plein les oreilles et on peux l'affirmer Alice Cooper a encore de beaux jours devant lui.


Republica :
Leo Beling : Chant
LF Vieira : Guitare principale
Jorge Marinhas : Guitare rythmique
Marco Vieira : Basse
Mike Maeda : Batterie


Alice Cooper :
Vincent Damon Furnier : Alice Cooper (Chant)
Ryan Roxie : Guitare principale et rythmique, chœurs
Chuck Garric : Basse, chœurs
Tommy Henriksen : Guitare rythmique et principale, chœurs
Glen Sobel : Batterie, percussions
Nita Strauss : Guitare rythmique et principale, chœurs


Setlist :
1. Spend the night (intro)
2. Brutal planet
3. No more Mr. Nice guy
4. Under my wheels
5. Department of youth
6. Pain
7. Billion dollar babies
8. The World needs guts
9. Woman of mass distraction
10. Solo de guitare par Nita Strauss
11. Poison
12. Halo of flies (avec solo de batterie et de basse)
13. Feed my Frankenstein
14. Cold ethyl
15. Only women bleed
16. Paranoiac personality
17. Ballad of Dwight Fry
18. I love the dead (en partie)
19. I'm eighteen
Rappel :
20. School's out (avec une partie d'Another Brick in the Wall part.2/participation de Jason Hook de Five Finger Death Punch)