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vendredi 8 décembre 2017
[Festival] PIFFF 2017 (Jour 3) : 68 Kill + Tigers are not afraid + Golem, le tueur de Londres + Jojo's bizarre adventure: Diamond is unbreakable - Chapter 1
Grosse journée que cette troisième journée. Pas de séances cultes, donc 4 films à se mettre sous la dent. (Cela sera la même samedi). Au programme donc de ce qui est à ce jour la meilleur journée : un thriller féministe, une allégorie sur l'enfance et la mafia mexicaine, un tueur dans le milieu du music hall du vieux Londres et une adaptation de manga à la Miike.
68 Kill (Trent Haaga - 2017 - USA - Compétition)
Le Pitch : Un homme qui ne sait pas dire non aux femmes se retrouvent mêlé à un cambriolage qui tourne mal. Mais lorsqu'il découvre que sa compagne est une folle furieuse....
L'Avis : Petit film à tiroir sympathique sans temps mort. 68 kill dont le réalisateur n'est autre que le scénariste de Cheap thrills, déjà diffusé au cours d'un précédent PIFFF. Ici, toutes les femmes sont vénales et tous les hommes sont des porcs. Le moteur de l'histoire ne viendra que de la gente féminine tandis que les hommes subissent les aléas et les envies de ces dernières. En tout cas, il n'y a personne à sauver dans cette histoire.
Nous avons beaucoup aimé en tout cas.
Tigers are not afraid (Vuelven - Issa Lopez - 2017 - Mexique - Compétition)
Le Pitch : Après la mort de sa mère, Estrella, une jeune fille de Mexico, entre dans un gang de jeunes garçons. Pendant ce temps, le fantôme de sa mère réclame vengeance du truand local qui l'a assassiné.
L'Avis : Grosse claque comme on les aime. Tigers are not afraid est un modèle de film fantastique sachant mâtiné son propos social d'une dose de fantastique faisant sens. Ici, nous suivons donc le quotidien mouvementé d'une bande fuyant la mafia local. Et le métrage se paye même le luxe de malmener très fortement (voir léthalement) des enfants.
Une pépite.
Golem, le tueur de Londres (The Limehouse Golem - Juan Carlos Medina - 2016 - GB - Compétition)
Le Pitch : Un tueur sévit dans le quartier de Limehouse à Londres. Pendant qu'un inspecteur reprend l'enquête son principal suspect est empoisonné par sa femme. Il va tout faire pour prouver la culpabilité du mort.
L'Avis : Meilleur film du jour (et pour le moment de cette édition). Golem est digne des grands films de la Hammer. De la reconstitution du Londres de l'époque à un Bill Nighy magnifique en passant par la magnifique Olivia Cooke (qui capte toute l'attention et qu'il faudra suivre) bref tout est au diapason pour un film que mérite mieux que la sortie VOD qui lui est promis.
Jojo's bizarre adventure : Diamond is unbreakable - Chapter 1 (JoJo no kimyô na bôken : Daiyamondo wa kudakenai : Dai-isshô - Takashi Miike - 2017 - Japon - Hors compétition)
Le Pitch : Certaines personnes (dont Jojo) sont capables de projeter un stand... sorte de représentation d'eux-même aux particularités uniques. Sauf que des meurtres sont commis, il semblerait que l'un de ces individus l'utilisent pour faire le mal.
L'Avis : Film foutraque comme Takashi Miike sait si bien le faire. Pas grand chose à se mettre sous la dent, même si le rendu télévisuel peux en décourager plus d'un. En tout cas, le film est tout de même plus plaisant que Blade of the immortal diffusé en jours 1.
Après.... bah c'est du gloubi boulga. C'est lourd mais comme on ne s'ennuie pas sur deux heures, le pari est plutôt bien tenu.
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mercredi 6 décembre 2017
[Festival] PIFFF 2017 (Jour 1) : A Ghost story + Blade of the immortal
Déjà arrivé à sa septième édition, le PIFFF (Paris International Fantastic Film Festival), s'ouvre en grande pompe dans un Max Linder complet. Des spectateurs ayant même été refoulé à l'entrée... Par chance, nous n'en faisons pas partie.
On passera sur les commentaires habituelles des organisateurs qui nous indiquent que nous allons assister à la meilleure édition du festival. Passage obligé certes.... mais pas forcément nécessaires, surtout que la première séance a pris du retard.
Au programme du jour : un court-métrage d'ouverture provenant de la team French Nerd, un film de fantôme à la Malick et un Miike à la Miike.
La fille accordéon (Anaïs Vachez - 2017 - France - Court métrage d'ouverture)
Le Pitch : Une jeune fille au corps d'accordéon décide de s'échapper de la demeure dont elle est retenue.
L'Avis : Court métrage très court (Nous sommes sur une durée de 4 minutes), à la recherche graphique certaines. Anaïs Vachez met en image l'un de ces contes (lisible sur le site des Contes de Nina). C'est beau, poétique et percutant. Parfaite petite mise en bouche pour commencer le festival. Peut-être un goût de trop peu. (Surtout que cela va être le meilleur film de la journée.)
A Ghost Story (David Lowery - 2017 - USA - Film d'ouverture)
Le Pitch : Suite à un accident de voiture, un homme revient sous la forme d'un fantôme. Il va suivre l'évolution de sa compagne ainsi que le devenir de la maison qu'il hante.
L'Avis : Film événement. En effet, David Lowery était tellement attendu depuis son carton mondial du remake de "Peter et Elliot le dragon"... ah en fait, non. C'est dommage parce que ce monsieur a pourtant des arguments, un sens du cadrage certains. Mais en voulant faire de Ghost story, un film contemplatif, clive. (Par exemple : une séquence de tarte beaucoup trop longue). Le film est bon, et il n'y a que très peu de chose à dire. Peut-être une première heure qui a du mal à démarrer, suivi d'une deuxième un peu chiante pour finir sur une troisième particulièrement bonne (pas mal pour un film d'1h30).
Dommage, il y a plusieurs pistes intéressantes qui ne sont abordés que dans le dernier tiers (le rapport à la terre, la société de consommation....), bref, je réveille mon voisin et je vais attendre un peu avant de me décider sur ce film.
Blade of the immortal (Mugen no jûnin - Takashi Miike - Japon/GB - Hors compétition)
Le Pitch : Un ancien samouraï, immortel suite à un don d'une vieille femme, devient le garde du corps d'une jeune fille qui cherche à venger la mort de son père, tué par un chef de clan voulant prouvé la suprématie de son art sur les autres écoles de combats.
L'Avis : Si je vous dis que Miike fait du Miike. Que le film est souvent trop long, qu'il y a de temps en temps des idées gores sympathiques mais que sur la fin ça lasse. On t'aime Miike d'un amour sincère mais parfois, on aimerais que tu arrêtes de faire du gloubi boulga.
Miike est généreux, c'est sa plus grande qualité et son pire défaut.
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