jeudi 14 septembre 2017

Etrange Festival 2017 : Jour 8 (Kodoku + Bitch + Le Lézard noir + Le Démon de Laplace)


Et c'est parti pour un huitième jour haut en couleur. La fatigue se fait toujours présente mais on ne lâche rien. Au programme : de la folie japonaise, un brûlot féministe, un classique du polar japonais et une prétention italienne.

Kodoku : Meatball machine (Kodoku : Mitoboru mashin - Yoshihiro Nishimura - 2017 - Japon - Horreur - Mondovision)


Synopsis : Un homme, collecteur de dettes pour une entreprise euh... véreuse, apprend que suite à un cancer il n'a qu'un mois à vivre. Pendant ce temps, un dome coupe une partie de Tokyo du reste de la population. A l'intérieur des extra-terrestres prenant possession des humains et les métamorphosant, font un véritable carnage.


Avis : Sushi Typhoon est mort. vive Sushi Typhoon. Car on ne va pas se mentir, si Kodoku : Meatball machine ne brandit pas la bannière de la filiale folle de Nishimura et consorts... difficile de ne pas y penser. Surtout que Kodoku est la "suite" de Meatball machine, film de 2005, réalisé par Yudai Yamaguchi autre habitué de la firme.
Alors que vaux le bousin. Bah, c'est gore, c'est con, c'est cul... avec une petite pointe de critique de la société japonaise, juste une pointe parce que il faut pas déconner. Les acteurs sont hystériques (mais comme dans tout les films du réalisateur) même si on peux discerner une pointe de mélancolie dans la première partie du métrage. (que voulez-vous ça doit être l'âge.)

Bitch (Marianna Palka - 2016 - USA - Drame - Compétition)


Synopsis : Une mère de famille, délaissé par son mari et au bord de la crise, se met, du jour au lendemain à se comporter comme une chienne.


Avis : Charge féministe balourde sur la condition des femmes. Le mari est un rustre, incapable de s'occuper de sa famille et de lui-même (on se demande quel travail il peux bien occuper tellement son cas semble incurable.)
Si vous avez bien compris, la femme est traité comme un chien, donc elle le devient (non, ce n'est pas un spoil) sauf que la mécanique est grossière et tourne au ridicule.
Dommage, il y avais pourtant à redire sur le sujet.

Le Lézard noir (Kurotokage - Kinji Fukasaku - 1968 - Japon - Fantastique/Thriller - 20 ans de mauvais genre)


Synopsis : Le Lézard noir, une criminelle, décide de voler le Diamant du Nil. Pour se faire, elle kidnappe la fille de son propriétaire et réclame le diamant en rançon.



Avis : Bisserie provenant du Japon. Sa particularité est que le personnage du lézard noir est joué par un acteur travestie Akihiro Miwa. La relation trouble qui s'installe entre lui/elle et le policier chargé de l'enquête n'en est que plus surprenante et audacieuse.
A noter aussi, des plans entiers sur le corps lascif de la jeune fille kidnappé, revenant à plusieurs reprises, rappelant fortement que nous sommes quand même dans du pur cinéma d'exploitation.

Le Démon de Laplace (Il Demone di Laplace - Giordano Giulivi - 2016 - Italie - Science-Fiction - Mondovision)


Synopsis : Un groupe de scientifique étudiant les probabilités (et les verres qui se brisent) arrivent dans un manoir sur une île. Ils vont être l'objet d'une expérience scientifique voulant qu'ils disparaissent un par un.

Avis : Long, bavard, imbu de lui-même. C'est un peu les premiers qualificatifs qui viennent à l'esprit après la vision de ce film. Puis viennent masturbation intellectuelle, incompréhensible, mauvais.
Passez votre chemin manant.

mercredi 13 septembre 2017

Etrange Festival 2017 : Jour 7 (Ugly + 9 Doigts + Attack of the adult babies + Le Trio infernal)


Bonjour, vous avez demandé le service des mini-reports... ne quittez pas.

Ugly (Urod - Juri Rechinsky - 2017 - Ukraine/Autriche - Drame - Nouveaux talents)


Synopsis : Suite à un accident de la route, un homme reste au chevet de sa femme. C'était lui qui conduisait la voiture.


Avis : Drame sur les relations humaines. Nous suivons en réalité deux couples. L'un à l'aube de leur relation subissant un accident de la route. L'autre au déclin. L'homme devant gérant la maladie d'Alzheimer de sa femme avec toutes les difficultés que cela implique au quotidien. (enfin, je penche pour un alzheimer, cela n'est pas explicité plus que ça).
Les plans sont beaux (à noter que c'est produit par Ulrich Seidl qui nous avais ébloui avec Sous-Sol lors d'un Etrange Festival précédent) mais.... bah on s'ennuie un peu. Dommage car certaines scènes disposent d'une interprétation sans faille.

9 Doigts (F.J. Ossang - 2017 - France/Portugal - Film noir - Compétition)


Synopsis : Un homme rejoint un groupe de truand après avoir assisté à l'agression d'un malfrat par la bande en question. Suite à un vol de polonium qui se passe mal, ceux-ci embarquent dans un cargo mystérieux.


Avis : Imaginons un peu que Jean Rollin se lance dans le film noir. Avec son phrasé particulier, son goût pour la littérature populaire. Cela donnera une bonne idée de ce qu'est ce 9 Doigts, sorte de voyage dans un univers autre qui outre Jean Rollin nous fait penser à de l’expressionnisme (le noir et blanc somptueux).
L'Expérience théatraliste de ce festival. (oui, je sais, ce mot n'existe pas).
Et puis, il y a Pascal Gregory...

Attack of the adult babies (Dominic Brunt - 2017 - Grande-Bretagne - Comédie horrifique - Compétition)


Synopsis : Une famille est envoyé par des cambrioleurs pour volés des documents dans un manoir où des riches hommes d'affaires font une régression sévères et se font dorloter par des nurses. Sauf que la vérité est plus troublante que cela.


Avis : Film clivant. Peu ont été ceux à suivre ce film à l'humour profondément scato et bas du front. Après il y a un bon rythme et l'impression de suivre un Troma friqué avec un humour mainstream (oui, écris comme ça, on vois pas trop l'intérêt.) Reste un film plutôt rondement mené avec des tentatives d'animation intéressante à l'intérieur du film mais sans plus.

Le Trio infernal (Francis Girod - 1974 - France/Italie/Allemagne - Comédie - 20 ans de Mauvais Genre)


Synopsis : Trois amants (un homme et deux femmes) organisent des escroqueries à l'assurance vie.


Film du patrimoine avec Michel Piccoli et une Romy Schneider sublime. Et une Mascha Gonska qu'on ne retrouvera plus vraiment après (exception d'un épisode de Derrick et du film americain "Qui a tué le président?".
Drôle et sombre, totalement immoral, Le Trio infernal marque une certaine idée du cinéma français, où l'on pouvait se permettre plus. Ainsi dans cette relation à 3, où les femmes manipulent des vieux messieurs pour plus tard toucher l'assurance vie.
Et il y a surtout cette séquence de la baignoire qui va très loin pour l'époque (non, ne m'en demandez pas plus).

mardi 12 septembre 2017

Etrange Festival 2017 : Jour 6 (Pierre et Sabine + Ni juge ni soumise + The Misandrists)




Sixième jour, la fatigue commence à s'accumuler. C'est pour ça que nous n'avons programmé que 3 films aujourd'hui.... oui, QUE 3 films.

Pierre et Sabine (Peter und Sabine - August Rieger - 1968 - Allemagne - Cinéma éducatif - Séances spéciales)


Synopsis : L'Education à l'amour, à la sexualité et à l'avortement de trois frères et de leurs compagnes. (enfin surtout des frères).

Avis : Rha le bon temps des films éducatifs, où un narrateur paternaliste pouvait déblatérer en donnant son avis sur la Chose. Prétexte ici, à montrer des jeunes filles en sous-vêtements. Mais tout ceci afin d'éduquer notre belle jeunesse en lui donnant des valeurs vrais (l'avortement c'est mal... si si... c'est ce film qui le dit).
Bien sûr, quand on regarde ce film avec la distance des années et surtout des progrès en la matière, on s'étonne de ce monceau de bêtises. Surtout avec les petites piques dénigrant les femmes. Heureusement, que le temps nous permet aujourd'hui d'en rire. Idéal pour une soirée nanard.

Ni juge ni soumise (Yves Hinant et Jean Libon - 2017 - France/Belgique - Portrait - Documentaire)


Synopsis : Portrait du juge Anne Gruwez, qui a une manière bien à elle de mener à bien ses fonctions. Celle-ci va ré-ouvrir un dossier datant d'il y a 30 ans sur le meurtre de 2 prostituées.

Avis : L'équipe de Striptease (sublime émission documentaire auparavant sur France 3, à quand une pétition pour son retour?) reprend un vieux dossier. En effet, le juge Anne Gruwez était déjà présent dans un épisode de leur émission "Madame la juge".
Au plus près du personnage, sans jamais jugé, Yves Hinant et Jean Libon nous livre un splendide portrait d'une femme forte et drôle donnant tout à son métier... le tout avec une profonde humanité. On a hâte de voir la suite de vos histoires, messieurs.

The Misandrists (Bruce LaBruce - 2017 - Allemagne - Comédie - Mondovision)


Synopsis : Un homme poursuivi par la police débarque dans un pensionnat de jeune fille. L'une d'entre elle le cache des autres pensionnaires car en réalité ce pensionnat est le repère d'un front féminin armé voyant une haine des hommes et de la domination masculine. Mais le jour de la Révolution approche.


Avis : Grand provocateur devant l'éternelle Bruce LaBruce livre une comédie grainçante sur les rapports hommes-femmes et surtout sur la sexualité des jeunes lesbiennes.
N'étant pas un spécialiste sur le sujet (en l'ayant vu en VO non sous-titré), j'avoue avoir à plusieurs reprises perdus le fil. Car comment dénoncé si l'on se vautre totalement dans l'imagerie que l'on dénonce. Dommage.
A noter, que pour une séquence bien spécifique presque à la fin du film, je ne peux conseiller ce film aux âmes sensibles.

lundi 11 septembre 2017

Etrange Festival 2017 : Jour 5 (The Villainess + Sweet Virginia + Cold skin + I'm not a witch)


Cinquième journée à l'Etrange Festival avec pleins de questions laissés en suspens. Quelle est le tailleur de Frédéric Temps? A quand un one-man show de Philippe Lux? Qui est le nouveau coiffeur de la traductrice? Bref, tellement de questions.

The Villainess (Ak-Nyeo - Jung Byung-Gil - 2017 - Corée du Sud -  Action - Mondovision)


Synopsis : Une jeune femme devenu un agent dormant pour une organisation gouvernementale, suite à la mort de son père et la disparition de son mari, chef de gang, va peu à peu retrouver l'amour et apprendre la vérité sur la mort de son paternel.


Avis : Bon, on va être précis et clair. Ce film est totalement illisible de par ces scènes d'actions qui sont tellement mal branlés qu'elle donnerait le mal au cœur à tous spationautes aguerris. Le faute a une réalisation qui se veut nerveuse mais qui dans les scènes de combats en devient flou. Et quand même les dialogues font l'effet d'avoir été tourné à l'arrache. La coupe est pleine.
Une standing ovation à Cannes? bah tiens.

Sweet Virginia (Jamie M. Dagg - 2017 - USA - Thriller - Mondovision)


Synopsis : Un malfrat rentre dans un bar, flingue tout le monde et part avec la caisse dans une petite ville d'Alaska. Deuil dans la communauté. Sauf que le meurtrier rode et attend qu'on le paie.





Avis : Ben filmé, bien ficelé, une bonne découverte. L'interprétation est au top, la mise en image est belle. Tout se tient sauf un petit détail dans le final. (mais je ne spoilerais pas).

Cold skin (Xavier Gens - 2017 - France/Espagne - Epouvante - Focus 50 ans Sitges)


Synopsis : Un officier météorologique à la veille de la première Guerre mondiale est envoyé sur une île en Antarctique. La nuit tombé, des créatures marines l'attaquent. Il devra co-habiter avec le seul autre habitant de l'île, un gardien de phare et ses secrets.


Avis : Sublime film avec des images iconiques à la pelle et des acteurs au top. Tout d'abord David Oakes en climatologue tourmenté et surtout Ray Stevenson dans un rôle de capitaine Achab, troquant sa baleine blanche contre une horde de "monstres".
Alors bien sûr, on a le sempiternel, l'homme est un monstre, bien sûr c'est un appel à la différence, j'ai entendu parler d'Avatar en sortant de la salle, bien sûr on pourra regretter des choix de ne pas en montrer plus sur certaines relations troubles (oui, je suis sur la corde raide pour ne pas spolier), mais tout ceci est tout simplement contrebalancé par un sens du cadre, de la mise en scène et du montage tout simplement bluffant.
Monsieur Xavier Gens vous nous avez donné une pépite.

I'm not a witch (Rungano Nyoni - 2017 - Grande-Bretagne/France/Allemagne - Comédie - Compétition)


Synopsis : En Zambie, une jeune fille est accusée de sorcellerie. Elle rejoint donc la communauté des sorcières, les parias de la société zambienne.


Avis : Autre coup de cœur du festival (décidément ce fut une bonne journée). Si le sujet est traité de façon plus ou moins légère (le final est un crève-cœur), I'm not a witch dépeint en filigrane une société Zambienne encore soumise aux superstitions, où la disparité entre les riches et les pauvres est importantes, où les filles partent avec un handicap et où surtout les classes dominantes utilisent ce qu'ils peuvent pour contrôler.
Ce que ce film dépeint, c'est d'une part des peurs du moyen-âge au sein de la population et l'utilisation qui en est fait par les détenteurs du "pouvoir". Alors si le film est une comédie, il dresse tout de même un constat glaçant qui lui ne donne pas envie de rire.
Mais heureusement qu'il y a cet humour, heureusement qu'il y a ce pas de côté, le film en serait insoutenable sinon.
Un film à voir et à montrer.

dimanche 10 septembre 2017

Etrange Festival 2017 : Jour 4 (A day + El Ataud de cristal + Herederos de la Bestia + Buckaroo Banzaï)


Quatrième journée à L’Étrange.Inspecteur au rapport.

A day (Haroo - Cho Sun-Ho - 2017 - Corée du Sud - Drame fantastique - Compétition)


Synopsis : Deux hommes sont prisonniers d'une boucle temporelle. Condamné à revoir la mort de la femme de l'un et de la fille de l'autre dans un accident de voiture.

Avis : Bonne découverte provenant de Corée, les films asiatiques faisant fort au court de cette édition.
Bien réalisé, bien filme, A day, s'impose comme, pour le moment, le haut du panier. Avec ces acteurs aux diapasons, sa réalisation parvenant à rendre grâce à une histoire bien ficelé. Bref, un incontournable de cette édition.

El Ataùd de cristal (Haritz Zubillaga - 2016 - Espagne - Thriller - Focus 50 ans Sitges)


Synopsis : Une actrice part de son domicile en limousine pour aller chercher un prix au cours d'une cérémonie. Sauf que celle-ci n'atteindra pas son but et sera prisonnier à l'intérieur à la merci d'une voix énigmatique.


Avis : Bon choc, sans disgression (à peine 1h15 au compteur). Faisant un peu penser au Peliculas para no dormir (une collection de téléfilm d'horreur espagnole). Porté littéralement par son actrice principale Paola Bontempi. Si l'action accuse un creux au milieu du film, le final aussi glaçant que poétique n'en est que plus beau.
A voir donc.

Herederos de la Bestia (Diego Lopez et David Pizzaro - 2016 - Espagne - Documentaire - Focus 50 ans Sitges)


Synopsis : Petit retour sur le tournage du Jour de la Bête d'Alex de la Iglesia et des conséquences d'un tel film sur le cinéma fantastique espagnol.



Avis : Intéressant mais passant à côté de pas mal de choses. La mise en perspective avec les prédécesseurs n'est pas faite. D'ailleurs au cours de la rencontre après le film, les réals ont clairement exprimés que ça ne les intéressait pas. Dommage que cette attitude de fanboy rendent incomplète ce travail. Narciso Ibanez Serrador? Jésus Franco? Aux abonnés absents. Dommage.

Les Aventures de Buckaroo Banzaï dans la huitième dimension (The Adventures of Buckaroo Banzaï across the 8th dimension - W.D. Richter - 1984 - USA - Science-Fiction - Carte Blanche Caro et Jeunet)

Synopsis : Buckaroo Banzaï sait tout faire. De chirurgien à star de rock. Au cours d'un essai scientifique, il parvient à franchir la barrière des dimensions mais des aliens veillent et cherchent à s'emparer de cette technologie.



Avis : Film foutraque (ou foutriquet selon Marc Caro), typé année 80 où l'on s'amuse beaucoup. Rien est sérieux, et le casting est à tomber à la renverse. Peter Weller (Robocop) dans le rôle titre, Jeff Goldblum en cowboy, Christopher Lloyd en méchant alien. Que demande le peuple?
Le film fit un flop au moment de sa sortie et on comprend pourquoi. Aujourd'hui subsiste un plaisir coupable.

samedi 9 septembre 2017

Etrange Festival 2017 : Jour 3 (THX 1138 + Tokyo vampire hotel + Purgatoryo)


Résultat de recherche d'images pour "étrange festival 2017"

Et c'est reparti de bonne humeur pour une troisième journée à  l'Etrange Festival. Une journée marqué par des petits soucis technique sur THX 1138 qui m'a poussé à revoir mon programme. En effet, on a du faire l'impasse sur Housewife. Mais au vu des échoes... ça n'a pas été une vrai perte. (on nous parle d'un rythme plan-plan...) bref...

Electronic labyrinth (Electronic Labyrinth THX 1138 4EB - George Lucas - 1967 - USA - Court métrage de Science-Fiction - Carte Blanche Caro et Jeunet)


Synopsis : Dans une société futuriste, un homme s'échappe.



Avis : Gros plans sur des fils, des panneaux de contrôles. Tout est soumis à la machine et à des autorités derrière des écrans. Inhumain. Sans passion. Sans âme. Où la seule solution est la fuite. Quitte à ne pas savoir ce qui est au bout.

THX 1138 (George Lucas - 1971 - USA - Science-Fiction - Carte Blanche Caro et Jeunet)


Synopsis : Dans une société futuriste, un homme s'échappe.
Synopsis 2 : THX 1138 n'est pas heureux. Gavé de pilule, il sent que quelque chose cloche, la coupe déborde quand un homme demande à s'apparier avec lui. Désigné comme incurable, il sera placé dans un ailleurs fantasmé avant la grande fuite.



Avis : Chef d'oeuvre de la Science-Fiction, bien meilleur que cette Guerre des Etoiles qui le rendit célèbres. THX 1138 est un monument sombre et malsain. Car en décrivant une société où les hommes sont soumis à une médication extrême pour au choix les empêcher de s'évader ou les empêcher de voir la futilité de leurs existences.
Quand c'est un spleen qui met le grain de sable dans la machine. Robert Duvall et Donald Pleasence sont au top.

Tokyo vampire hotel (Sono Sion - 2017 - Japon - Fantastique - Séance spéciale)



Synopsis : Deux clans de vampires s'opposent depuis plusieurs siècles, les Draculas et les Corvins. Une prophétie indiquent qu'une jeune fille née à la date du grand alignement et ayant bu du sang de Dracula lui donnera l'avantage et libérera ceux-ci de l'influence de ces vampires de second race de Corvins (version simplifié du pitch)



Avis : Du grand Sono Sion, foutraque comme on l'aime. Fou comme on l'aime. De la musique, de l'action, du gore "joyeux"... bref LE film du festival pour le moment.
Et pourtant cela n'était pas gagné. Tokyo vampire hotel étant à la base une série de 9 épisodes. Le film étant un remontage des deux premiers avec une nouvelle intro, des séquences additionnelles et une fin alternative. Le générosité version Sono Sion sur une durée de plus de 2h10...
Bon, après on aime ou on aime pas ce cinéma de pur divertissement (beaucoup moins con que du Michael Bay), ici les actions se succèdent dans un ping pong dont on ne sait si le rebondissement suivant été écrit ou subit juste les contraintes des errements géniaux de son auteur. Car oui, je l'affirme haut et fort Sono Sion est un PUTAIN d'auteur ainsi qu'un artisan comme on aimerait en voir en France capable de TOUT réaliser, tout en gardant une patte, un grain de folie et une homogénéité pourtant pas facile à obtenir tant nous sommes sur le corde raide. Du Grand-Guignol énervé ou rien est blanc ou noir. Où tout les personnages ont du grain à moudre. Bref, un grand film.

Purgatoryo (Roderick Cabrido - 2016 - Philippines - Drame - Compétition)



Synopsis : Dans une morgue, un trafic de corps a lieu. En effet, les organisateurs organisent des faux enterrements à qui peux payer.



Avis : Poisseux, déviant. Purgatoryo est tout ça. Avec des personnages où l'on a du mal à s'attacher (une constance dans la sélection cette année). Roderick Cabrido en voulant dépeindre un quotidien craspec se perd un peu en route. Pourquoi font-ils ça? Qui sont les clients? d'où vient l'argent? L'origine des corps est survolés... mais nous serons tout de la vie sexuelle des protagonistes. Entre protagonistes queutard prêt à tout pour se vider (quitte à le faire à côté des cadavres puis carrément dedans dans une scène nécrophile), homme se vendant comme objet sexuel (là, il y a plusieurs exemples.) Comme si Eros et Thantos n'étant jamais loin, chacun se partageait une part de l'horreur à l'écran.
Mais ça ne prend pas. Il manque quelque chose.

vendredi 8 septembre 2017

Etrange festival 2017 : Jour 2 (Avant que nous disparaissions + The Marker + A la rose des vents + Low life)

Résultat de recherche d'images pour "etrange festival 2017"

Et c'est reparti pour une deuxième journée au sein de ce festival aussi divers qu'intriguant.

Avant que nous disparaissions (Sanpo suru shinryakusha -  Kiyoshi Kurosawa - 2017 - Japon - Science-fiction - Compétition)


Synopsis : Un homme revient chez lui après plusieurs jours d'absences. Son comportement a changé. Il est devenu un extra-terrestre préparant, avec deux autres, la grande invasion de la planète Terre.



Avis : Kiyoshi Kurosawa a pour habitude de faire monter la pression, de ne rien laisser aux hasards, c'est ce qu'il fait dans ce film de plus de deux heures qui peux paraître aux premiers abords ennuyeux si on s'attend à y voir un film d'invasion lambda. D'ailleurs ce n'est pas ce qui a intéressé Kurosawa (d'ailleurs les scènes à effets dénotent avec le rythme lent du film).
C'est plus une étude de moeurs qui se dessine en filigrane avec ces aliens capables de s'emparer des êtres humains de concepts tels que "La Propriété", "Le Soi" et des abolir. Bref, nous sommes sur un joli conte philosophique qui en a laissé plus d'un sur le carreau.

The Marker (Justin Edgar - 2017 - Grande-Bretagne - Thriller - Compétition)

Image en contenu non-protégé...

Synopsis : Après avoir purgé sa peine de prison pour le meurtre d'une femme, un jeune homme entreprend de protéger la fille de cette dernière sous l’œil du fantôme de la jeune femme.


Avis : Excellente surprise que ce thriller britannique nous parlant de rédemption dont le seul argument original n'est finalement que la présence de ce fantôme qui suit les agissements de son meurtrier en quête de rédemption.
Et puis il y a John Hannah que j'avais perdu de vu depuis son rôle de sidekick drôle dans La Momie (celle avec Brendan Fraser) qui offre une partition vraiment intéressante dans un rôle à total contre-emploi. (oui, parce que rien est drôle là-dedans).

Chicken-Kitchen (Vincent Hachet - 1984 - France - Court Expérimental - Séance spéciale)

Synopsis : Un homme cuisine sous le regard d'une poule. Mais qui de l'homme ou de la poule bat mieux des ailes?

Avis : Foutraque mais horriblement drôle. Un rythme détonant qui en douze minutes parvient à abolir les frontières de la raison. (Pas mieux à dire)

A la rose des vents (Vincent Hachet - 1987 - France - Comédie fantastique - Séance spéciale)

Synopsis : Un voyageur de commerce tombe en panne sur le bord d'une route. Très vite, une voiture de remorquage apparaît et amène la voiture au garage de la Rose des vents d'où le voyageur aura bien du mal à repartir.

Avis : Véritable film punk digne du Groland (d'ailleurs Christophe Salengro, le présidentissime appartient au trio d'acteur de ce métrage). Pas de moyens, mais beaucoup d'idée sur un faux rythme tourné à l'impro' (oui, les gars, ça se voit un peu quand même). Ce film parvient à nous embarquer dans un univers "autre"
Le fait que le film soit court est aussi un avantage, nous n'avons clairement pas le temps d'en sortir dans cette petite heure de métrage. Bref du tout bon. Et pour un film dont le montage (et la finalisation) a duré près de trente ans, c'est une gageure. (et contrairement à ce qu'en dit ses participants, il reste encore des raccords qui sont bons... je dis ça, je dis rien.)

Low life (Ryan Prows - 2017 - USA - Action - Compétition)

Résultat de recherche d'images pour "low life"

Synopsis : El Monstruo, un homme de main de la pègre local part à la recherche de sa femme enceinte et héroïnomane, kidnappé par son père adoptif pour récupérer ses organes et le bébé qu'elle a dans le ventre afin de le vendre.

Avis : Film foutraque auquel je n'ait pas réussi à m'attacher. Si certains passages peuvent être drôle, la vacuité de l'ensemble font que bah... ça tombe à plat. Ce film se voudrait déjanté mais avec des personnages qui ne sont soit pas assez caricaturaux soit trop.
Ce film est à classer dans le registre de film des petits malins. Que ce soit la construction en acte qui fait avancer peu à peu l'histoire, ou le gimmick de ne pas montrer, dans un premier temps la violence de son personnage principal, déguisé en catcheur... tout en ne montrant absolument aucune prise de catch... alors que c'était clairement du pain bénie pour une bonne petite bagarre. Rien. Nada. Walou.
Non, clairement il manque des choses à ce film. comme une vraie âme (mexicaine?), loin de la drogue et des putes.