samedi 4 novembre 2017

[Sur écoute] Wolves in the throne room - Thrice woven

 
Wolves in the throne room nous revient avec un 6ième album et c'est peu dire que je suis surpris. Surpris par la capacité qu'à cette mouvance de Black metal américaine et plus précisément à sa frange dite "Cascadian black metal" qui parvient à toujours se renouveller.
Nous sommes ici dans un album de black méditatif, où le paganisme est mis à l'honneur et où on pourrait presque entendre couler l'eau (cf. Angrboda).
En tout cas l'album se tient même si, renouvellement ne veux pas forcément dire bon album. Ici, nous sommes en terrain connu, avec tout les passages obligés que cela implique. Alternance de mouvement lent et rapide sur le dernier titre de l'album. Expérimentation pour expérimenter. Tout y passe. Mais ne boudons pas. La galette se laisse écouter sans déplaisir.


Wolves in the throne room :
Nathan Weaver : Guitare, basse, batherie, synthétiseur et chant
Aaron Weaver : Batterie, guitare, basse, synthétiseur et choeur

Tracklist :
1. Born from the serpent's eye (9:36)
2. The Old ones are with us (8:36)
3. Angrboda (10:02)
4. Mother Owl, Father Ocean (2:33)
5. Fires roar in the palace of the moon (11:29)
Total :  42min16s

[Sur écoute] Ufomammut - 8


Déjà première chose, non... 8 n'est pas le huitième album d'Ufomammut. (ou alors il ne faut pas compter Supernaturals : Record one et compter pour un les deux albums Oro....). Les italiens n'en sont plus à compter les albums d'ailleurs (enfin j'imagine). Leur doom métal est lourd et puissant. Nous sommes faces à un mur de son qui nous fait voyager à travers un univers cosmique.  Nous voyagons dans un espace comme écrasé par un trou noir dont rien ne ressors. Et c'est pas les voix présentes sur la fin de Psyrcle qui diront le contraire.
Ufomammut vous tient dans un album qui s'écoute sans pause. (la seule fin de titre réellement identifiable est pour Core). Bref, une excellente cuvée comme on aimerait en entendre plus souvent.


Ufomammut :
Poia : Guitare et synthetiseur
Urlo : Basse, synthétiseur et chant
Vita : Batterie

Tracklist :
1. Babel (8:22)
2. Warsheep (5:05)
3. Zodiac (9:26)
4. Fatum (3:59)
5. Prismaze (4:18)
6. Core (5:15)
7. Wombdemonium (3:01)
8. Psyrcle (7:43)
Total :  47min09s

[Sur écoute] Helloween - Walls of Jericho


Cette chronique a été faite à partir de l'édition de 1988. (Je fais ce que je peux, j'étais pas né au moment de la sortie de l'album).
Commençant par des titres bonus mettant en valeur le chant toujours aussi possédé de Kai Hansen (qui peux monter aussi haut que lui en y mettant autant de justesse et de puissance.) ce Walls of Jericho est bourré ras la gueule d'hymnes. Pas forcément reprenable en soirée (mais ça c'est la faute à un Kai Hansen, beaucoup trop bon pour nous) mais authentiquement fédérateur.
Et puis il y a les guitares de ce même Kai Hansen et de Michael Weitkath, véritable guitare héro.... Qui ose même reprendre du Edvard Krieg (In the hall of the mountain king) sur le titre Gorgar. Mais notre préférence ira vers le sublime Guardians.

Helloween :
Kai Hansen : Chants et guitare
Michael Weitkath : Guitare
Markus Grosskopf : Basse
Ingo Schwichtenberg : Batterie

Tracklist (édition de 1988) :
1. Starlight* (5:17)
2. Murderer* (4:26)
3. Warrior* (4:00)
4. Victim of fate* (6:37)
5. Cry for freedom* (6:02)
6. Walls of Jericho/Ride the sky (6:45)
7. Reptile (3:45)
8. Guardians (4:19)
9. Phantoms of death (6:33)
10. Metal invaders (4:10)
11. Gorgar (3:57)
12. Heavy metal (is the law) (4:08)
13. How many tears (7:11)
14. Judas* (4:43)
Total :  (1h11min53s)

*Absent de l'édition originale

[Sur écoute] Otherwise - Sleeping lions



Il y a un petit côté Nu metal des années 90 dans ce Sleeping lions. On pourrait même aller jusqu'à parler d'un Nickelback avec des idées (le break de Nothing to me par exemple). Après, nous sommes très proche de ce que proposer les radios dans ces mêmes 90's. Pas que le résultat soit inintéressant, loin de là, mais très vite, nous voyons les limites de l'entreprise.
Alors certes, il y a de la puissance. Certes, il y a des refrains... mais cela sonne comme du réchauffer. Après au vu des précédents travaux... il y a quand même une ascension intéressante donc il va falloir avoir l'oeil sur ce groupe mais si l'ensemble commence bien avec Angry heart... très vite la lassitude se fait sentir. Et puis il y a un gros ventre mou avec Crocodile tears (là, encore ça fait très Nickelback)... mais la sauce reprend (un peu avec Blame et la power ballade Bloodline Lullaby.
Au final, ce n'est pas un mauvais album. Mais ce n'est pas transcendant.


Otherwise :
Adrian Patrick : Chant
Ryan Patrick : Guitare et Chœurs
Tony "The Beast" Carboney : Bass et Chœurs
Brian Medeiros : Batterie


Tracklist :
1. Angry heart (3:29)
2. Sleeping lions (3:48)
3. Suffer (4:10)
4. Nothing to me (3:48)
5. Weapons (3:55)
6. Crocodile tears (4:11)
7. Close to the Gods (3:50)
8. Dead in the air (4:08)
9. Beautiful monster (3:29)
10. Blame (4:09)
11. Bloodline Lullaby (5:10)
12. Won't stop (3:56)
Total : 48 min

vendredi 3 novembre 2017

[On a vu] La Soupe aux choux (Jean Girault, 1981, France)









La Soupe aux choux
Réalisation : Jean Girault
Année : 1981
Genre : Comédie/SF
Avec Louis de Funès, Jean Carmet, Jacques Villeret....
Scénario : Jean Halain et Louis de Funès
(d'après le roman de René Fallet)
Producteur : Christian Fechner
Lumière : Edmond Richard
Musique : Raymond Lefevre
Montage : Michel Lewin
Durée : 1h38








Le Pitch : Deux paysans, un peu dégénérés, ripaillent sous les étoiles et s'amusent avec leurs pets (!!!!). Lesdits pets appellent un extraterrestre dont l'un des protagonistes lui fait découvrir la soupe aux choux.




Puisqu'on vous dit qu'on ne sur-joue pas.


L'Avis : Sérieusement! Fleuron de la comédie de SF française. La Soupe aux choux n'est pas très bon. Quelque part entre la blague potache trop longue et une SF du terroir. Entre un Louis de Funès grimaçant, caricature de ses personnages et un Jean Carmet dont on se demande bien ce qu'il fout là.
Le plus triste c'est que l'on penserait presque avoir affaire à un nanar mais que notre regard est biaisé par le fait que la Soupe aux choux est considéré comme un classique.
Dès le générique kitschissime au possible, nous sommes dans l'ambiance, nous entrons dans un autre monde. Oui, le film est autre. Les lettres fluorescentes en surgras sont présentes comme pour bien montrer qu'ici nous ne serons pas dans de la finesse. Et qu'importe si les personnages secondaires dont Claude Gensac, qui a sacrément morflé, sont sous-exploité. Ici, il n'y en a que pour les deux personnages principaux. Et c'est un peu court... malheureusement.

jeudi 2 novembre 2017

[On a vu] La Légende du Cid (El Cid : La Leyenda, Jose Pozo, 2003, Espagne)





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La Légende du Cid
(El Cid : La leyenda)
Réalisation : Jose Pozo
Année : 2003
Genre : Animation/Aventure/Biographie
Avec Nacho Castano, Manuel Fuentes, Sancho Gracia....
Scénario : Jose Pozo
Producteur : Julio Fernandez
Musique : Oscar Araujo et Zacarias M. de la Riva
Montage : Félix Bueno
Durée : 1 h30






Le Pitch : Rodrigue aime Chimène sauf qu'un complot visant l'Espagne empêche cet amour. (et surtout le fait que Rodrigue a tué le père de Chimène.... mais c'est suite à un complot).






L'Avis : Petit film pour enfant reprenant la trame et l'aspect légendaire du Cid. Etonnamment tout n'est pas à jeter. Certaines animations sont bien foutus et ce n'est pas aussi dégueulasse que les faibles moyens l'aurait laisser entendre.
Bon après, il y a un clip bien déguelasse d'une selena gomez et d'un Enrique Iglesias du pauvre en guise de générique final mais ça n'a pas terni tout l'ensemble.
Bref, un dessin animé du dimanche matin sympathique.

mercredi 1 novembre 2017

[on a vu] L'Etrange Noël de Monsieur Jack (The Nightmare before Christmas, Henry Selick, 1993, USA)


L'Etrange Noël de Monsieur Jack
(The Nightmare Before Christmas)
Réalisation : Henry Selick
Année : 1993
Genre : Animation/Famille/Fantastique
Avec Danny Elfman, Chris Sarandon, Catherine O'Hara...
Scénario : Caroline Thompson (d'après une histoire de Tim Burton)
Producteur : Tim Burton et Denise DiNovi
Musique : Danny Elfman
Lumière : Pete Kozachik
Montage : Stan Webb
Durée : 1h16



Le Pitch : Jack Skellington, un squelette organisateur de fête dans la ville d'Halloween. Découvre par hasard l'existence de Noël et d'un monde où les gens sont heureux. Celui-ci va essayer d'importer la fête du bonhomme rouge au sein de sa ville mais bien sûr rien ne se passe comme prévu.



L'Avis : Chef d'oeuvre du cinéma d'animation. L'Etrange Noël de Monsieur Jack a subi pendant très longtemps une méprise auprès du grand public sur le réalisateur du film car non... ce n'est pas Tim Burton. Même si, les dessins préparatoires sont de lui, même si l'histoire et le compositeur appartiennent à son univers, la réalisation est de Henry Selick et l'on peux suivre la filiation avec son long métrage suivant : James et la pêche géante (et puis plus tard Coraline).
Mais il est pourtant tentant de faire résonner l'Etrange Noël de Monsieur Jack avec le passif et le vécut du réalisateur de Burbank (Tim Burton... pour ceux que ne savent ou ne suivent pas). L'histoire : un homme tente de devenir autre chose que ce qu'il est. Une âme tourmenté (voir carrément freaks) qui cherche à atteindre la lumière et devenir bankable (noël ou le cinéma mainstream)... mais c'est oublié que c'est aussi le cas d'Henry Selick. Lui aussi vient du bricolage, lui aussi à un univers, lui aussi finira par se brûler les ailes auprès d'une grosse maison de production. (Qui se souvient ou a vu Monkeybone avec Brendan Fraser et Bridget Fonda?). L'Etrange Noël de Monsieur Jack c'est lui aussi et comme Burton était sur le tournage de Batman, le défi pendant le tournage de celui-ci....
Mais l'une des choses qui a permis au film de devenir le chef d'oeuvre absolu qu'il est, tiens aussi énormément à Danny Elfman. Compositeur de l'ensemble des musiques du film et interprète de Jack Skellington. C'est clairement lui qui donne le ton de l'ensemble. Ironiquement, lui aussi vient d'un milieu un peu freaks, son groupe Knights of the Ooingo Boingo (renommé plus tard plus simplement Ooingo Boingo était habitué (en tout cas à ces débuts) aux expériences et aux concerts expérimentaux fait de bric et de broc.... ironiquement disais-je des 3 protagonistes, il est peut-être celui qui a réussit le mieux (en tout cas sans se vendre).
Le cauchemar avant Noël (traduction du titre original), est un film où on ne s'ennuie jamais, grâce au rythme de la musique (et l'avantage de ne durer moins d'1heure 20... oui, on ne le dira jamais assez... un bon film sait se faire court quand nécessaire.)
Juste un classique.